• La jarre jaune.

     

    Mes mots sont des nuages dessinés qui flottent dans l'air clair du matin,

    et qui baignent de couleurs les attentes d'un jour encore inconnu.

    Mes mots sont des gouttes de lumière qui glissent sur le carrelage du patio,

    et qui allument de flammes émeraudes les nids de comètes de mon jardin.

    Mes mots, comme des petites souris, bruissent dans les coins sombres et secrets sous le feuillage du lilas,

    à la recherche de quelques miettes d'histoires à raconter.

    Mes mots sont des taches rouges qui jaillissent dans le jaune de ma jarre Africaine,

    et qui glissent dans le rien, pour le bonheur du regard curieux de ma chatte.

    Mes mots sont des culbutes qui enchantent les lézards et font gazouiller les moineaux,

    des jouets en bois, des billes en verre coloré, des figurines poussiéreuses.

    Mes mots sont des fusées incandescentes qui traversent comme des éclairs mon imagination,

    des petites interdictions auxquelles désobéir. 

    Mes mots, 

    qui flânent sur les pages encore vierges de mon cahier, à 6 heures du matin d'un jour de juillet.

     

    Tout est si simple.

     

     

     Good morning, good morning The Beatles Symphonic orchestra.  

    La jarre jaune.

    Edited by Francesco© Photo. Texte.

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  • Indice.

    Lavis, juin 2015. "Avec la main gauche"

     

    Quand la main gauche s'envole, comme une hirondelle, dans l'aube claire d'un jour d'été.

    Quand elle plane au fil d'un voile d'eau sur la page d'un vieux livre.

    Harmonies subtiles.

    Espace de tous les possibles.

    Histoires d'encres.

    Histoires de gris.

    Histoires de bleus.

    Histoires de noirs.

    Histoires d'orages et de lumière.

    Brise de mots.

    Oubli de soi.

    Quand la main gauche s'envole, comme une hirondelle, dans l'aube claire d'un jour d'été.

     

    Tout peut arriver. Ici. Ailleurs.

     

     

    Una mattina. Ludovico Einaudi 

    Edited by Francesco© Peinture. Texte.

    Indice.

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  • …….

     

    Petit comme une étincelle dans un éventail de temps.

    Le duvet d'un oiseau s'accroche sur l'accent circonflexe dun peut-être.

    Une araignée qui plonge dans l'encre noire pour dessiner un poème enfantin sur son napperon de pluie.

    J'avale un mot doux: "Miel".

    Je pense à une abeille.

    Quel silence ici.

    Je ne sais pas quelle heure il est, et je ne veux pas le savoir.

    Il pleut sur mon Anthurium dans son pot rouge-brique, en matière plastique.

      

    Ora. Jovanotti.

    Edited by Francesco© Photo. Texte.

    …….

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  • Conscience et rangement.

     

    Sur les pages de la mise en scène du grand récit d'ombres et de lumières qu'un début de journée offre à mes yeux, je rencontre un inconnu.

    Comme un voyageur silencieux dans la lumière d'un tableau de Van Gogh, ses pas, au rythme des murmures de la terre, suivent un étroit sentier le long d'un champs de blé.

    Nos regards se croisent dans un bleu-gris qui m'est familier. Un livre, des journaux, deux cahiers sous le bras gauche. Un appareil photo dans la main droite, il se perd dans l'or du blé, dans le vert des nuage.

    Comme un exilé qui retrouve ses couleurs éblouissantes, ses mots libres, les détails de son quotidien, il marche dans l'air, en respirant l'univers.

    Les arbres fragiles comme des dessins. Le paysage intense et imparfait. Indolent et sensuel.

     

    Sur la table de ma cuisine, un pot de confiture de fraises, un morceau de pain chaud, un carré de beurre, un bol de café au lait. Des crayons, un carnet ouvert à une page blanche.

    Sur la vitre de la fenêtre inondée de soleil, le reflet d'un visage souriant me surprend soudain.

    On se regarde, on se reconnait.

    Un cauchemar nous avait séparé. Juste un instant.  

     

     Gli immortali. Jovanotti.

    Edited by Francesco© Texte. Photo.

    Conscience et rangement.

     

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  • La grande peur bleue.

    La grande peur bleue.

     

     01 juin 2015.

    Une ombre est venue cette nuit.

    Une ombre bleue silencieuse et subtile. Légère comme un vent sournois.

    Des grands arbres de nuages au bord de la mer.

    Mon grand  corps qui s'envole dans un ciel de regards inconnus.

    Des poissons bavards chantent leurs mots au creux des grandes vagues.

    Le temps qui s'arrête, dense et lourd, et qui m'écrase au sol.

    Honteux et maladroit comme l'albatros de Baudelaire.

    Les chalutiers lèvent l'ancre pour la pêche de minuit.

    Vertige écoeurant. Tourbillon furieux.

    Les grands yeux de la lune veillent sur mon sommeil artificiel.

    Une armée inconnue aux pas  verts et silencieux berce mes peurs et mes fragilités.

    Un horizon de lucioles en file indienne dans le noir profond des champs endormis.

    Spots aveuglants sur ma gaucherie humaine.

    Un train immobile suspendu dans la nuit.

    Mains savantes fortes et délicates redonnent le rythme à ma petite éternité.

     

    Le train reprend lentement sa course.

    Les chalutiers rentrent au port.

    L'albatros s'élance dans l'azur avec toute sa fierté.

    Magique métamorphose de mon Echo-Doppler en une abstraction "jaune-Matisse".

     

    Je suis là.    

     

       No surprises. Radiohead.

    Edited by Francesco© Texte. Images.

    Albatros.

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